journal

Jeudi 26

C’est l’impression incroyable produite par le jet d’eau fraîche lors d’un shampoing chez le coiffeur. La sensation immédiate d’une cascade, la couleur vert jade apparaît, les sons même, et l’eau coule, irrigue tous les capteurs de l’imaginaire. Quelle volupté !

Vendredi 27

Contes de Juillet. Les pérégrinations sur la base de loisirs de Cergy continuent au cinéma l’Arlequin. J’y retrouve N. une amie du lycée. Après le cinéma, nous allons discuter au café. L’orage qui grondait depuis plusieurs heures éclate. Un déluge tombe à plusieurs reprises rue de Rennes. Quand nous repartons, Paris est trempé.

Samedi 28

C’est la rencontre qui manque. Partir à la découverte. Rencontrer.

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Deux

C’est un regard sur elle puis un geste. Sa main à lui caresse et suit le contour de sa tête à elle. Ils sont assis sur une banquette de métro, on les voit de dos ou parfois de profil. La main du jeune homme lisse les cheveux blonds (probablement fausse blondeur, un châtain avec des mèches) et s’attarde sur des détails de la peau, ses doigts s’arrêtent sur un détail peut-être une imperfection , le regard s’y pose, puis les lèvres, un rapide baiser. Ces gestes caractéristiques signent le doux amour. Comment regarder l’aimé ? Ils s’embrassent lentement, on ne voit que son cou penché à lui mais leurs mouvements sont lents. Quand ils se séparent, ils deviennent silencieux. Jamais on ne voit son visage à elle, toujours lui de profil. Un visage mat, un nez busqué, des yeux et des cheveux bruns. Puis elle l’a saisi par la nuque, un geste qui semble plus fort et passionné, une boucle brune s’échappe de sa main blanche, il a incliné sa tête et ses mots à elle lui glissent à l’oreille. Le jeune homme descend à Pasteur, se retourne sur le quai, un geste de la main pour lui dire au revoir. A quoi ressemble-t-elle ? On n’a vu que sa nuque.

L’île au trésor bis

Dimanche 22 juillet

Le temps estival invitait à la baignade, nous avons donc pris la direction de l’île au trésor alias la base de loisirs de Cergy-Pontoise. Depuis que j’ai vu le documentaire il me tardait de retrouver son décor. Les premiers acteurs que nous avons rencontrés sont les vigiles de la sécurité qui filtrent le flot grandissant des plagistes. J’ai reconnu le pont où les jeunes font prêchi-prêcha avec les chargés de la prévention avant de sauter dans l’eau dès que ces derniers sont partis. La plage est agréable le matin, surtout la baignade presque encore vide. Rien à voir avec l’après-midi où l’eau est gorgée de monde et les plages ponctuées d’enceintes, de glacières, de serviettes multicolores et de cris. En repartant nous avons croisé un dernier acteur, le préposé au pédalo qui invitait des filles après la fermeture, sautait dans l’eau avec elles du haut d’un pylône, les trimbalait assises dans un coffre de voiture de la base et racontait toutes les bêtises qu’il avait pu faire depuis son enfance dans cette île au trésor. Ces confessions touchantes et déjà nostalgiques ont dû lui valoir son poste car je ne crois pas que la direction ait apprécié. D’ailleurs aucune publicité du film nulle part. Seuls quelques rares amateurs de documentaires, lecteurs réguliers ou épisodiques de Télérama (a priori pas la clientèle de la base) connaîtront la petite pépite cinématographique qui s’est tournée ici avec ces acteurs-là.

Bravo

20 juillet

Les résultats sont tombés : Avaleur de steak est admis à l’Ens !!! On a mis le champagne au frais.

L’île au trésor

J’ai traversé le jardin du Luxembourg pour rejoindre la rue M. Le Prince. En haut, il y a ce cinéma d’art et d’essai qui diffuse le documentaire l’Île au trésor, une saison à la base de loisirs de Cergy. C’est tout ce que j’aime. Une manière de découper le réel, de le cadrer. La beauté des personnages, leur gouaille, leurs histoires. Un monde qui vit de mots et d’émotions, d’attente et de désir, de couleurs et de soupirs. La vérité est rendue claire, l’évidence est là. Croquer la vie, la cerner, la dessiner.

Pour bien terminer la journée, j’ai pris deux boules de glace à la Fabrique givrée rue Soufflot et j’ai retraversé le Luxembourg. Les fruits du verger sont bien enveloppés dans  leurs pochons blancs et les touristes s’interrogent.

Combatives

Je suis admirative de mes petites pensées bleues et jaunes. Elles avaient fièrement résisté à la première vague de neige et de froid. Courageuses, elles s’étaient relevées après s’être débarrassées de l’épaisse couche froide. Mais à la seconde attaque du froid, après les derniers flocons, les – 6 degrés et le vent glacial, elles semblaient avoir été vaincues et gisaient affaiblies, desséchées, sans vie. Et bien voilà, mes petites combattantes ont repris du poil de la bête et les voici qui relèvent la tête. J’ai rentré le pot et leur ai fait un bon brushing. J’ai coupé les pointes sèches, usées et remis du volume. Comme il est merveilleux de voir quelques fragiles et délicats boutons bleus poindre à l’extrémité de jeunes pousses!

La cup

Je m’insurge contre cette nouvelle mode venue des Etats-Unis qui consiste à boire un café dans une « cup » en carton plastique recouverte d’un opercule. Sur place ou à emporter. Et tout le monde de se trimballer avec son emballage individuel immédiatement jetable. Cela me rappelle ma consternation à la vue de toute cette vaisselle jetable dans les hôtels américains. Même Mélanie Laurent dans l’excellent documentaire « Demain » était filmée avec un café cup à la main. Comme quoi il est bien difficile de résister à la consommation facile!

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