tristesse

Après avoir passé fin octobre un examen médical que je n’aime pas, je m’étais convaincue de me réjouir de tout. Mais il est difficile de résister parfois à la tristesse. Je vis mal ce sentiment car il me semble que ma vie agréable ne me l’autorise pas. C’est un sentiment inexplicable et honteux, j’évite d’en parler, je le cache.

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histoire de cailloux

Mercredi 1er novembre nous sommes allés à Bagneux sur la tombe de mes grands-parents. Au moment de quitter l’appartement, je me suis rendue compte que je n’avais ramené aucun caillou particulier. Il est habituel de déposer une pierre sur les tombes juives. L’origine de cette coutume est assez floue mais il est certain que les chrysanthèmes ou toute autre fantaisie végétale sont prohibés. C’est parfois un peu frustrant donc j’ai toujours ramené des cailloux choisis avec soin  : galets de Nice, lave de l’Etna, pierres volcaniques d’Islande, galets des îles grecques, d’Omaha beach…. Et cette année : nada. Je n’ai pensé à rien et nous voilà posant de banals cailloux ramassés dans les allées du cimetière. Comment avais-je pu ne pas y penser pendant notre périple dans les parcs de l’Ouest américain ? Mystère… Et puis, hier soir, en y réfléchissant, je me suis dit que mes grands-parents, fervents communistes, n’avaient peut-être pas voulu d’un caillou américain et pire encore d’un caillou Donald Trump sur leur tombe. Voilà, c’était tout et c’était simple.

Parfois c’est compliqué

Merci pour les pistes sur le fragment et le non-fini !!! Manga girl a maintenant 15 ans et ce n’est plus toujours facile de la comprendre ou de l’aider. Elle pose beaucoup de questions mais le dialogue est parfois compliqué, on dirait qu’elle fait tout pour ne pas vouloir comprendre. J’imagine que de nombreux éléments de sa vie personnelle m’échappent et lui échappent également. Il est si difficile d’identifier la source de nos contrariétés et de nos émotions. Pour autrui, cela pourrait être une évidence, pour nous c’est beaucoup moins clair. On aimerait tellement que tout leur soit facile. La période n’est pas simple pour Saule non plus. Il a eu un violent torticolis, le médecin lui a trouvé 15 de tension et a voulu l’arrêter 15 jours car elle le trouvait très fatigué. Refus catégorique de Saule qui cherche un autre poste. D’après son expérience les salariés qui s’arrêtent si longtemps sont mis de côté et leur situation devient difficile au sein de l’entreprise.

Heureusement le soleil brille, le ciel est très bleu et mes élèves sont en forme.

Bien m’en a pris

Le lycée de Manga girl ne proposant pas d’option Art plastique, j’ai inscrit l’intéressée au CNED avec son accord puisqu’elle est passionnée par le dessin.

Après avoir reçu son premier polycopié, elle est venue me voir pour que je l’éclaire sur le sens de la consigne d’un devoir à faire.

Voici le sujet :

« Le fragment pour tout dire »

Réaliser une production plastique dans une technique libre et dont le fragment de sa mise en espace le révèle comme un tout. Le non fini doit y être donc présent.

Alors là, j’admire la fonction poétique du message mais je cale quant à sa traduction opérationnelle.

hold up

Le prof d’EPS de manga girl demande à ses élèves de seconde de ne pas porter n’importe quelles « tatanes » pour faire sport. Mais qu’est-ce que des « tatanes » ? s’écrient 36 ados perplexes. D’évidence, nous ne parlons plus le même argot : quand j’emploie le mot « musicos » Manga girl me demande si c’est une combinaison entre un musicien et un tacos.

Sinon il pleut et nous avons frôlé la dépression la semaine dernière surtout un après-midi particulièrement glauque et humide. On est passés de 26° à 22° dans l’appartement en 15 jours. Bref, on se demande s’il ne faudra pas allumer le chauffage dans trois jours. Je veux du SUD, du 28°, des robes, de la socca, du pastis, la plage et la mer. Rendez-moi l’été !!!

Clap de fin

Le hic des vacances, c’est le retour. On a vu de très beaux paysages, entendu des langues et des accents différents, conduit sur de longues routes désertes, on a revu la mer, on s’est baignés dans les eaux charmantes et puis c’est le retour. Amer forcément. Heureusement un ticket de métro nous ramène à un autre lieu de villégiature : Paris.      Ô Paris, mon amour, mon petit métro chéri. Le musée Picasso désert, la magnifique exposition autour d’Olga Picasso, le jardin du musée tout de roses vêtu. Et puis nous n’avons pas résisté avec Beb (guide émérite des bonnes adresses parisiennes) à  une assiette découverte six boules chez « une glace à Paris ». Amitié et sucré : de quoi nous rabibocher avec la rentrée !

En friche

Le temps galope comme les idées. Lorsque je me prends à rêvasser pour ralentir je m’imagine loin. Une maison depuis longtemps habitée avec un jardin de curé, un potager, un verger. Nous sommes en terre étrangère, peut-être une île anglo-normande perdue, un jardin sans haies, sans coupure dans un paysage de tons clairs. Bien sûr il y fait bon (un temps plus italien, mais je n’ai pas pu situer cette maison dans un lieu où le temps est sympa parce que je ne veux pas la foule de la côte d’azur… c’est l’avantage de la rêverie). Bien sûr, je cultive sans effort et croque les tomates mûres. S’asseoir sur un banc, ne rien faire, se vider l’esprit aux actes authentiques comme cueillir, effiler, éplucher. Je dors bien dans un lit doux et autour de moi le calme est parfait. Généralement, cette période n’excède pas les vacances scolaires (pas envie de devenir complètement dingue en épluchant des petits pois) et je suis très triste de repartir pour la vie active et trépidante de la région parisienne. Oh, quelle tristesse !

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