Et une de plus!

Je me dépêche de fermer les portes de la maison 2016 avant de mettre le cap sur la montagne. C’est un peu en avance, certes, mais comme je ne repasserai pas par là avant le nouvel an, je vous souhaite une très belle et heureuse année 2017 : santé, joie, découvertes, plaisirs et plein de bisous !!!

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Les grands sportifs

Lorsque j’ai expliqué aux enfants de nouveau réunis par la magie des vacances combien il était important de s’occuper de son corps pour être en bonne santé j’ai reçu une volée de bois vert.

J’ai été sommée de « Citer mes sources » et d’ « Appuyer mes propos ». Réfléchir ou courir, il s’agissait de trancher, il ne fallait pas trop leur en demander.

Lorsque j’ai expliqué que le cerveau prenait sa source dans le corps, on m’a répliqué narquoisement qu’il ne vivait effectivement pas sur Mars. Et quand j’ai évoqué les endomorphines, on a crié à l’ordre moral, voilà que je voulais transformer mes enfants en junkies, en opiomanes.

J’ai même terminé raciste. Raciste envers les handicapés qui ne peuvent pas faire de sport.

Face à tant de bonne foi et de bonne volonté, j’ai pris la poudre d’escampette…et suis allée me reposer.

 

On est mal partis

Tout à coup au milieu d’un cours, l’alarme Panique à bord a retenti. Ce n’était pas l’alarme incendie mais l’alarme qui correspond au Plan de Protection et Mise en Sécurité. Généralement pour ces alarmes nous prévenons les élèves car ils doivent adopter des attitudes particulières. Or là personne n’avait été prévenu, ni les professeurs, ni les élèves. On s’est donc regardés d’un air « Mais qu’est-ce qu’on fait? » Fallait-il se cacher sous les tables ? S’enfuir dehors ? Scotcher les fenêtres ? Tirer les rideaux ? J’ai fini par aller fermer la porte à clé en laissant les clés sur la porte pour empêcher toute intrusion rapide. Oui mais si finalement c’était un incendie… Je suis allée rouvrir et puis finalement nous sommes descendus dans la cour parce qu’une autre classe y était. Les plombs avaient disjoncté entraînant une fausse alerte. La majorité des classes n’a rien entendu ou n’a eu aucune réaction.

Conclusion : en cas de vrais problèmes, ce sera la grande improvisation, mais ça on s’en doutait.

Sur un air d’autrement

Vendredi soir, le collège fêtait Noël. M. Mati professeur de SVT avait réussi à transformer notre salle des profs étriquée en un joli bijou : nappe en papier rouge, neige artificielle, bougies, lumières tamisées, assiettes argentées. C’était vraiment une surprise agréable. Les collègues étaient détendus et après deux ou trois petits verres de blanc ou de rouge, un rhum trafiqué, nous avons bien rigolé en écoutant « Boys don’t cry » et « 99 luftballons ». Le temps de cette brève soirée j’ai pu découvrir que certains de mes collègues pouvaient être aussi drôles ou attachants. J’ai même eu envie de fumer une cigarette. Trente ans que je n’avais pas fumé (je n’ai jamais vraiment été fumeuse), la première bouffée m’a mise les jambes en coton. Assise sur le banc dans la cour, à écouter la principale qui se foutait un peu de ma gueule et qui a allumé sa cigarette avec la mienne comme si on était en colo. Lorsque tout le monde est rentré de sa pause cigarette, je suis restée seule au milieu de la cour et j’ai regardé les étoiles, le faisceau de la Tour Eiffel. J’étais bien, tranquille même si le froid m’enveloppait insidieusement. J’ai découpé dans la nuit ce doux moment.