Magique

Je fais pour la première fois un exercice d’auto hypnose et suis dans un état de relaxation profonde. Soudain mon esprit a envie d’être à Royère, sur la place de la Mayade près de la fontaine. L’acuité des sensations est incroyable, j’y suis. J’ai envie d’aller à la maison, je perçois le calme des rues, un peu d’agitation et de lumière à l’Atelier, le bar-restaurant du village. La maison est seule, dans la pénombre, je suis dans la cuisine, vois les meubles en formica, l’évier. c’est la maison du père de mon père, une partie de la Creuse qui les attachent tous les deux, tous les trois, avec sa mère. Lorsque j’ai terminé ma séance d’auto hypnose, j’ai eu le sentiment d’avoir vécu un voyage magique. C’était magique.

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tristesse

Après avoir passé fin octobre un examen médical que je n’aime pas, je m’étais convaincue de me réjouir de tout. Mais il est difficile de résister parfois à la tristesse. Je vis mal ce sentiment car il me semble que ma vie agréable ne me l’autorise pas. C’est un sentiment inexplicable et honteux, j’évite d’en parler, je le cache.

Parfois c’est compliqué

Merci pour les pistes sur le fragment et le non-fini !!! Manga girl a maintenant 15 ans et ce n’est plus toujours facile de la comprendre ou de l’aider. Elle pose beaucoup de questions mais le dialogue est parfois compliqué, on dirait qu’elle fait tout pour ne pas vouloir comprendre. J’imagine que de nombreux éléments de sa vie personnelle m’échappent et lui échappent également. Il est si difficile d’identifier la source de nos contrariétés et de nos émotions. Pour autrui, cela pourrait être une évidence, pour nous c’est beaucoup moins clair. On aimerait tellement que tout leur soit facile. La période n’est pas simple pour Saule non plus. Il a eu un violent torticolis, le médecin lui a trouvé 15 de tension et a voulu l’arrêter 15 jours car elle le trouvait très fatigué. Refus catégorique de Saule qui cherche un autre poste. D’après son expérience les salariés qui s’arrêtent si longtemps sont mis de côté et leur situation devient difficile au sein de l’entreprise.

Heureusement le soleil brille, le ciel est très bleu et mes élèves sont en forme.

hold up

Le prof d’EPS de manga girl demande à ses élèves de seconde de ne pas porter n’importe quelles « tatanes » pour faire sport. Mais qu’est-ce que des « tatanes » ? s’écrient 36 ados perplexes. D’évidence, nous ne parlons plus le même argot : quand j’emploie le mot « musicos » Manga girl me demande si c’est une combinaison entre un musicien et un tacos.

Sinon il pleut et nous avons frôlé la dépression la semaine dernière surtout un après-midi particulièrement glauque et humide. On est passés de 26° à 22° dans l’appartement en 15 jours. Bref, on se demande s’il ne faudra pas allumer le chauffage dans trois jours. Je veux du SUD, du 28°, des robes, de la socca, du pastis, la plage et la mer. Rendez-moi l’été !!!

Clap de fin

Le hic des vacances, c’est le retour. On a vu de très beaux paysages, entendu des langues et des accents différents, conduit sur de longues routes désertes, on a revu la mer, on s’est baignés dans les eaux charmantes et puis c’est le retour. Amer forcément. Heureusement un ticket de métro nous ramène à un autre lieu de villégiature : Paris.      Ô Paris, mon amour, mon petit métro chéri. Le musée Picasso désert, la magnifique exposition autour d’Olga Picasso, le jardin du musée tout de roses vêtu. Et puis nous n’avons pas résisté avec Beb (guide émérite des bonnes adresses parisiennes) à  une assiette découverte six boules chez « une glace à Paris ». Amitié et sucré : de quoi nous rabibocher avec la rentrée !

J’imagine que c’est lui ou sa grand-mère qui a dû lui expliquer le fonctionnement de la république et qu’il voulait être président. Sur la photo de famille au Louvre, cette petite fille fière et heureuse, serrée contre le nouveau président était touchante. C’était fait, le mari de mamie était le président de la république française. Photo de famille léchée mais transgressive par la jeunesse du président et cette 1ere dame grand-mère. Il était stressé pendant cette longue randonnée qui durait sur les pavés du Louvre (son chauffeur n’a visiblement pas trouvé l’endroit adéquat pour le déposer, plaisante Saule), on espère qu’il pourra tenir ses promesses et le choc face aux ambitions déçues des vieux briscards et des jeunes loups. Parce que même si tous les engagements peuvent ne pas plaire, on a tous envie d’aller de l’avant, de changer, de bouger et de profiter de son jeune enthousiasme.

PS : heureusement que cet affreux melenchoniste d’avaleur de steak ne peut voter… gnarf !

Granville, Jersey

C’est un moment délicieux que de profiter du premier soleil du matin, chant d’oiseaux, livre à la main, une théière et un mug fumant posés sur le rebord en pierre du balcon. Je tourne les pages du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Schaffer et me voici de nouveau au temps des vacances. J’ai beaucoup aimé la ville haute de Granville avec ses maisons de granit, les couleurs acidulées vert et bleu de la mer et les remparts où poussaient des giroflées sauvages. Le lieu était calme, le ciel sillonné par quelques goélands. De Granville nous avons passé une journée à Jersey : Saint-Hélier la capitale et l’après-midi un tour de l’île en car avec une conductrice-guide qui nous a fait partager son amour pour son pays et ponctuait toutes ses phrases en français par un pittoresque « you know ». Plus près du mont Saint Michel, nous avons randonné sur les falaises de Champeaux, les genêts en fleur avaient un parfum de coco, les sables brillaient de tout un camaïeu de beige et d’ocre, et au loin, posés comme des miracles, l’abbaye au toit pointu et les marcheurs de la baie.

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