Combatives

Je suis admirative de mes petites pensées bleues et jaunes. Elles avaient fièrement résisté à la première vague de neige et de froid. Courageuses, elles s’étaient relevées après s’être débarrassées de l’épaisse couche froide. Mais à la seconde attaque du froid, après les derniers flocons, les – 6 degrés et le vent glacial, elles semblaient avoir été vaincues et gisaient affaiblies, desséchées, sans vie. Et bien voilà, mes petites combattantes ont repris du poil de la bête et les voici qui relèvent la tête. J’ai rentré le pot et leur ai fait un bon brushing. J’ai coupé les pointes sèches, usées et remis du volume. Comme il est merveilleux de voir quelques fragiles et délicats boutons bleus poindre à l’extrémité de jeunes pousses!

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La cup

Je m’insurge contre cette nouvelle mode venue des Etats-Unis qui consiste à boire un café dans une « cup » en carton plastique recouverte d’un opercule. Sur place ou à emporter. Et tout le monde de se trimballer avec son emballage individuel immédiatement jetable. Cela me rappelle ma consternation à la vue de toute cette vaisselle jetable dans les hôtels américains. Même Mélanie Laurent dans l’excellent documentaire « Demain » était filmée avec un café cup à la main. Comme quoi il est bien difficile de résister à la consommation facile!

Good bye Gobee Bike

Lorsque  les premiers vélos verts ont fleuri sur les trottoirs de ma bonne ville des Hauts-de-Seine j’ai été immédiatement séduite. Ils étaient mignons, légers, disponibles. L’idée de pouvoir louer un vélo au détour d’une rue et de le laisser là où bon me semble m’a plu. J’ai rapidement téléchargé l’application Gobee bike qui permettait d’en louer un. Et très vite, j’ai scanné mon premier vélo, réglé la hauteur de selle, enfourché l’animal et là, patatras… au premier coup de pédale, j’ai entendu un son de métal et senti un frottement : les rayons de la roue arrière avaient été découpés et tordus. Depuis, je prends davantage le temps de regarder mais pas un ne semble échapper au vandalisme. Rayons coupés, chaîne disloquée qui pend lamentablement, selle arrachée… ils font pitié à voir, ces petits vélos verts et fringants. Ils ne peuvent pas mordre, encore moins se défendre et les voilà soumis à ce qui me fait peur chez l’homme : la brutalité gratuite, dissimulée, assénée sur les plus faibles.

Sugar free et héroïsme

Quel est le rapport entre un vélo d’appartement, le sucre, le soleil et une émission de radio ? Et bien c’est Seringat sur son vélo d’appartement pédalant face au soleil entamant un régime sans sucre et écoutant « On va déguster » une émission gastronomique sur France Inter. Voilà le résumé serré de cette matinée de dimanche. Il y a une dizaine de jours j’ai écouté une émission édifiante sur le sucre et j’ai décidé de supprimer le sucre inutile de mon alimentation : c’est-à-dire les gâteaux, viennoiseries, Nutella, chocolat etc. Je conserve tous les sucres complexes des céréales, la confiture du matin, les fruits et les desserts accidentels. C’est un sevrage compliqué notamment à l’heure des goûters de 16h et 21h30. Mais ce début est très prometteur : le tour de taille s’affine et le ventre digère mieux. Espérons que cela dure !

renouveau

Quand on arrive dans un champ laissé quelque temps à l’abandon, on ne sait pas très bien par où commencer. Je regarde donc l’état dans un premier temps, celui d’une friche dont il m’est difficile de comprendre les tenants et les aboutissants. Je n’ai plus envie de beaucoup de choses. Après quelques séances soutenues pour essayer de me préparer à l’agrégation interne, j’ai renoncé. Pas envie de m’imposer du travail après le travail sans aucune certitude d’arriver à quoi que ce soit. Travailloter ne m’intéresse pas vraiment quant à s’infliger de longues heures d’études, j’ai trop connu cette violence. Ecrire, c’est sûr, si j’avais l’imagination d’une romancière, cela me ferait plaisir mais je n’ai aucun don pour l’intrigue, je ponds de misérables avortons. Il me reste donc la consommation des divertissements : lectures, téléfilms, émissions idiotes, cinéma, radio, expositions, concerts; le sport, piscine, marche nordique. Heureusement je travaille et ne suis pas du tout prête pour la retraite. Et puis un un sentiment de honte, de culpabilité, pourquoi chercher tant autre chose alors que d’autres donneraient cher pour avoir la santé, une vie tranquille à l’abri du besoin et des violences. Les changements de métiers m’ont toujours apporté une dose d’oxygène salutaire, une diversion, un projet. Ils se sont posé comme des nécessités et pas vraiment comme des choix. Je ne ressens pas de nécessité mais je commence à m’ennuyer.

Magique

Je fais pour la première fois un exercice d’auto hypnose et suis dans un état de relaxation profonde. Soudain mon esprit a envie d’être à Royère, sur la place de la Mayade près de la fontaine. L’acuité des sensations est incroyable, j’y suis. J’ai envie d’aller à la maison, je perçois le calme des rues, un peu d’agitation et de lumière à l’Atelier, le bar-restaurant du village. La maison est seule, dans la pénombre, je suis dans la cuisine, vois les meubles en formica, l’évier. c’est la maison du père de mon père, une partie de la Creuse qui les attachent tous les deux, tous les trois, avec sa mère. Lorsque j’ai terminé ma séance d’auto hypnose, j’ai eu le sentiment d’avoir vécu un voyage magique. C’était magique.

tristesse

Après avoir passé fin octobre un examen médical que je n’aime pas, je m’étais convaincue de me réjouir de tout. Mais il est difficile de résister parfois à la tristesse. Je vis mal ce sentiment car il me semble que ma vie agréable ne me l’autorise pas. C’est un sentiment inexplicable et honteux, j’évite d’en parler, je le cache.

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