Pâques

De petites bulles, un délicieux gigot, le chocolat, l’air vif et des rayons de soleil inattendus ont rendu ce dimanche pascal fort sympathique. C’est toujours chouette de se mettre les pieds sous la table dans la maison de campagne familiale. A défaut d’avoir fait les courses et cuisiner, on fait honneur au repas, on mange bien et on reprend de tout. Prérogatives des actifs sur les inactifs… des enfants sur les parents… On fuit discrètement ceux avec qui on n’a pas trop envie de parler et on papote plus longuement au soleil avec ceux que l’on voit moins souvent. Les enfants s’éclipsent et montent à l’étage. On les retrouve enfouis sous des édredons au milieu des nounours et de vieilles affaires de poupées. Coupés d’internet ils font des galipettes sur les lits et se lisent mutuellement des histoires tirées d’un grand livre de contes.

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Dur dur

La semaine précédente n’a pas été glorieuse. Après avoir marché 10 km avec un groupe d’amies du club de marche nordique je me suis trouvée bien ankylosée avec un mal de dos à positions multiples, se sont ajoutées une espèce de gastro et une fatigue qui m’a donné l’impression de peser 10 tonnes et m’a laissé épuisée. Je déteste cet état. J’ai l’impression d’être raide, rouillée et dévitalisée avant l’heure. Zut, je n’ai que 46 ans, il faut que j’huile les charnières et que je trouve de la potion magique.

 

Intelligence

En regardant « ce soir ou jamais » vendredi soir dernier, j’ai écouté un débat passionnant sur les opportunités et les risques que représentent les robots et l’intelligence artificielle. Toutes les questions et tous les échanges étaient intéressants et interrogeaient notre futur. Qui et où sont les robots ? Comment contrôler une programmation qui devient plus rapide que notre propre capacité à réfléchir ? Comment ne pas projeter une âme, des sentiments, des émotions à une machine qui en est totalement dépourvue ? Entre science et gros sous, que deviendront ces extraordinaires joujoux ? Peuvent-ils nous manipuler à notre insu ? J’aimerais bien être une petite souris pour revenir tous les cent ans voir ce que sont devenus la Terre et ses habitants.

Paradis

Ce n’est pas à l’autre bout du monde que j’ai trouvé le paradis mais à Ouistreheam dans le centre de thalassothérapie. Barboter et se laisser flotter dans l’eau de mer chauffée à 31°, passer du contact sec et chaud du bois du sauna à l’humidité parfumée à la fleur d’oranger du hammam, profiter de l’aquagym et de quelques soins dans le centre de thalasso, boire de la tisane en peignoir blanc et claquettes, lire la presse à disposition en se sentant loin de toute effervescence. Et puis l’hôtel, la vue sur la mer, le lit qui se refait tout seul, la salle de bain qui se nettoie et se range toute seule, le petit-déjeuner pantagruélique avec la délicieuse confiture de bisous (framboise, cassis, vanille…), les soirées au restaurant, poissons frais, moelleux au chocolat à se damner, aucune contrainte, aucune course à faire, aucun repas à préparer, juste les balades sur la plage et quelques visites. Tous les deux, quelques jours, c’était bien, oui, c’était bien.