En friche

Le temps galope comme les idées. Lorsque je me prends à rêvasser pour ralentir je m’imagine loin. Une maison depuis longtemps habitée avec un jardin de curé, un potager, un verger. Nous sommes en terre étrangère, peut-être une île anglo-normande perdue, un jardin sans haies, sans coupure dans un paysage de tons clairs. Bien sûr il y fait bon (un temps plus italien, mais je n’ai pas pu situer cette maison dans un lieu où le temps est sympa parce que je ne veux pas la foule de la côte d’azur… c’est l’avantage de la rêverie). Bien sûr, je cultive sans effort et croque les tomates mûres. S’asseoir sur un banc, ne rien faire, se vider l’esprit aux actes authentiques comme cueillir, effiler, éplucher. Je dors bien dans un lit doux et autour de moi le calme est parfait. Généralement, cette période n’excède pas les vacances scolaires (pas envie de devenir complètement dingue en épluchant des petits pois) et je suis très triste de repartir pour la vie active et trépidante de la région parisienne. Oh, quelle tristesse !

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