Intelligence

En regardant « ce soir ou jamais » vendredi soir dernier, j’ai écouté un débat passionnant sur les opportunités et les risques que représentent les robots et l’intelligence artificielle. Toutes les questions et tous les échanges étaient intéressants et interrogeaient notre futur. Qui et où sont les robots ? Comment contrôler une programmation qui devient plus rapide que notre propre capacité à réfléchir ? Comment ne pas projeter une âme, des sentiments, des émotions à une machine qui en est totalement dépourvue ? Entre science et gros sous, que deviendront ces extraordinaires joujoux ? Peuvent-ils nous manipuler à notre insu ? J’aimerais bien être une petite souris pour revenir tous les cent ans voir ce que sont devenus la Terre et ses habitants.

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Poil au menton

Je pars à Menton

Le pays du citron

Toute seule

Toute seule

Toute seule

C’est pas subi

Mais bien choisi

Au moins je n’enquiquinerai personne

Ah ciel !

Y’aura-t-il un ogre ?

Une méchante personne ?

Un drame sournois ?

Le silence oppressant ?

Le vide qui me mangera tout cru ?

Ah ciel !

Voilà mon cœur qui palpite

La tête dans les vaps

N’es-tu pas ridicule ?

Grande nouille

Petite asperge

Tu sais bien

Que le train arrivera bien

Je pars à Menton

Le pays du citron

Toute seule

Toute seule

Toute seule

Avec mon stylo, mes 25 copies

et tous mes gris-gris

Mon dieu, quelle aventure !

On ne se refait pas

Non, décidemment

On ne se refait pas.

Mais où est-elle passée ?

Et bien voilà. Il y 4 jours, j’ai fini par réussir à avoir la principale du collège, nouvelle arrivante aussi qui m’annonce : « vous aurez deux sixième, une cinquième, une troisième ».

Glourps !!! Impossible de n’avoir que deux niveaux, tous les emplois du temps sont faits. J’ai l’impression qu’ils ne se rendent pas bien compte de la situation, j’arrive de l’école élémentaire, je débarque le cartable vide, sans avoir le « cours en bouche », pas encore bien claire sur toutes les notions, sans connaître le monde des ados.

Après avoir raccroché, mon sang a tourné en eau de boudin, je n’ai pas dormi de la nuit, le corps chiffe molle, la tête comme une bouteille de Schweppes et pshitt, c’est sorti en larmes.

Alors, voilà j’ai retroussé les manches, avec toute la candeur et la frayeur du débutant. J’essaie surtout de trouver des solutions pour ne pas me laisser déborder.

Avant tout je reste très anxieuse. Mon cœur bat la chamade et ma raison n’arrive pas à le calmer. J’ai la trouille, m’effondrer, clapoter, être jugée, seule, les gros méchants ados, collègues indifférents, pas sympas, chacun sa merde, c’était trop dur pour vous, vous n’aviez qu’à ne pas le demander ce détachement, elle n’a pas le niveau, est-ce qu’elle va tenir le coup ?

Néanmoins, j’ai fait tout cela pour ne pas m’éteindre, pour continuer à imaginer l’avenir, pour sentir les mots plus près de moi.

Alors, en garde, Seringat. Affûte ta cervelle, prends-toi un petit calmant et tu rigoleras quand tu reliras ce billet dans dix ans.

Cendrillon, au revoir.

Dans le cours du Cned de français, je viens de terminer un sujet d’étude fort intéressant puisqu’il s’agit de l’émancipation de la femme du XVIIIème à nos jours.

Par où commencer ?

Il me revient ce petit billet poème pas encore mis en ligne :

Quel est le sens du temps qui passe ?

Toute jeune, l’avancée du temps m’apparaissait comme une promesse.

Quelque chose serait, m’attendrait, donnerait une forme à mon existence.

Arrivée à une sorte de milieu, je ne sais plus très bien.

Terrible constat de l’attente « cendrillonnesque ». Quelque chose m’arriverait ?  Quelque chose donnerait forme à mon existence ?

Les hommes attendent-ils aussi béatement et avec une telle crédulité ?

Car arrivée au milieu du chemin, je m’aperçois que pas grand-chose ne m’est arrivé. N’arrive que ce que l’on fait et décide de faire. Je peux trouver cela maigre ou insuffisant mais cela a du moins le mérite d’exister.

C’est donc résolument dans le chemin de l’action, du doute et de l’incertain qu’il faut s’engager, toute attente est fantasme et illusion.

Arrêtons de lire des contes idiots à nos filles. Arrêtons de lire des histoires de « prince charmant » qui leur laissent croire que quelque chose « hors d’elle-même » va les ravir, les saisir, leur donner une forme.

(Pourtant, je l’aimais bien mon petit poème… mais il ne résiste pas à l’heure du bilan).

Un petit côté mémère

Au diable le diktat de la mode et de la femme sexy! Voici les secrets de la princesse glacée aux petits pois :

–      un coussin chauffant électrique. Un secret donné par une kiné Mézières. Tu ne gardes que la housse et tu t’endors dessus soit quand tu as  mal au dos ou alors lorsque ton lit est trop glacé. Il y a une minuterie et au bout d’une heure, il s’arrête automatiquement.

–      Une bouillote, toujours efficace pour détendre les boules de nerfs coincés.

–      De l’huile d’arnica  Weleda

–      Une couverture en duvet. L’achat de cette année. Super. Le mode douillet pour la nuit. Température idéale et constante.

–      J’envisage une paire de chausson en peau de mouton, mais j’aimerais en trouver une paire confortable mais un peu féminine (pas évident).

–      Un châle multicolore en laine.

Je m’interroge sur les fameuses lampes anti-blues d’hiver.

diner familial

Ce soir nous étions à table en train de raconter ce que nous avions fait de marquant dans la journée et là j’ai dit   : « Aujourd’hui pour la première fois j’ai laissé un commentaire sur un blog et on m’a répondu. »

Il y a eu un instant de silence et  on s’est tous marré parce que visiblement j’avais énoncé un non-évènement. F. a dit : « Bravo, aujourd’hui j’ai appuyé sur le bouton démarrer et l’ordinateur a démarré. »

Je ne leur ai pas dit que c’était au sujet de Sarah Kane une auteur anglaise qui ne laisse pas indifférent. Pff!!! Bande d’affreux.