Mon petit bonheur du jour

C’est de savoir que Manga girl a passé une bonne journée avec son club manga au festival de BD d’Angoulême. Je l’ai entendue se lever à 5h du matin. Elle avait rendez-vous au métro à 5h45 et en route pour l’aventure. Demain nous allons au salon des formations artistiques pour faire connaissance avec un univers qui l’intéresse beaucoup.

Sinon une semaine riche en événements :

  • Une manifestation mardi, un interview par une journaliste de France Inter et quelques secondes de gloire au journal de 19h.
  • De longues discussions avec un collègue de français pour savoir comment sauver le plus d’heures possibles de lettres l’année prochaine.
  • 60 copies de devoirs communs corrigées et une table de salon presque vide !!!
  • Une journée de formation à la Philharmonie avec des conteurs-musiciens du Congo.
  • Et beaucoup moins agréable : deux alertes à la bombe successives dans le très symbolique lycée d’Avaleur de steak. J’aimerais bien que le gouvernement décide de mettre deux militaires devant l’entrée. Ce n’est pas le gardien à la loge qui va arrêter des terroristes….
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Mon petit bonheur du jour

C’est un peu maigre aujourd’hui. Il a fait beau mais j’ai récupéré 60 copies du devoir commun de 3ème à corriger. Je ne décolère pas de la fonte progressive des heures de français, fonte accélérée grâce à cette réforme dont je vous passerai les détails amers.

Mon petit bonheur du jour est la perspective de déguster un pot au feu doucement mijoté. Mais surtout, c’est l’alliance parfaite de la viande avec un cornichon russe qui me fait avoir en cet instant un large sourire.

Retour

Un vent de panique a soufflé au collège lorsqu’une rumeur s’est propagée entre midi et 13h : Pif Bouffi revient. « Je vous l’avais prédit, s’est exclamé le prof de techno, ils ne la garderaient pas plus d’un trimestre ». Et effectivement, le collège privé où Pif Bouffi redoublait sa troisième ne l’a gardée que 3 mois. Depuis le 1er décembre Pif Bouffi est déscolarisée ; la principale du collège lutte depuis un mois pour ne pas la récupérer mais comme personne ne la veut, Pif Bouffi fera de nouveau partie des effectifs jeudi 21 janvier. Branle-bas de combat  général, activation maximale de tous les professeurs principaux de troisième pour trouver les bons arguments pour ne pas récupérer Pif Bouffi dans sa classe.

Petit moment drôle

J’ai profité que ma classe de 6ème fasse un exercice pour écrire un mot au tableau à l’attention des 3èmes que j’allais avoir quelques minutes plus tard. Ce mot annonçait le contrôle commun de français pour toutes les classes de 3ème.

Retournant à mon bureau, j’ai senti un frémissement, j’ai vu des yeux ronds chez mes petits 6ème. « Ne vous inquiétez pas, leur ai-je dit, ça concerne les 3èmes ». Et puis, cela a sonné, ils sont partis et sont entrées les grandes frites.

Très rapidement, avant qu’ils ne s’assoient, j’ai senti de nouveau un frémissement, j’ai vu des yeux exorbités, incrédules, révoltés. Non, mais Madame…

Alors je me suis tournée et j’ai relu :

« Le contrôle commun de français aura lieu le lundi 25 janvier de 8h à 18h en salle 24. »

Les Petits Bonheurs

Ventre : de mère en fils

J’aime beaucoup cette idée de blogueurs de se lancer dans l’écriture quotidienne des « Petits bonheurs du jour ». L’idée de collectionner ces moments est heureuse.

Jeudi mon petit bonheur a été de m’empiffrer discrètement de trois parts de galette. Une première part que la principale du collège m’a chaleureusement offerte, une seconde part parce que je me suis resservie, puis la moitié d’une part juste avant d’aller dans la cour chercher ma classe et enfin une dernière demi-part à la récré parce qu’il en restait.

Lorsque le soir, j’ai annoncé que je ne prendrai pas de fromage parce que j’avais mangé trois parts de galette au collège, Avaleur de steak m’a demandé avec stupéfaction où l’on pouvait bien manger trois parts de galette dans un établissement scolaire. Ben, en salle des profs, pardi ! En s’étranglant de dépit il m’a dit que ça devait être encore une magouille de l’Education nationale pour inciter les jeunes à devenir prof. L’estomac mène à tout.

Pas de bol

Il était discret. Il venait d’arriver dans notre 3eA après avoir passé un an dans une classe spécifique pour les élèves arrivant de l’étranger. Et puis, pas de chance, ce jeune ukrainien rondouillard a eu une remarque, une croix dans son carnet de correspondance par son professeur d’histoire géographie. Alors de rage, à côté de la remarque, à côté du nom du professeur, il a écrit « salope » en cyrillique. Sauf que pas de bol, il est tombé sur le seul professeur du collège qui parle russe. Confusion, colère noire du professeur et un jour d’exclusion.