renouveau

Quand on arrive dans un champ laissé quelque temps à l’abandon, on ne sait pas très bien par où commencer. Je regarde donc l’état dans un premier temps, celui d’une friche dont il m’est difficile de comprendre les tenants et les aboutissants. Je n’ai plus envie de beaucoup de choses. Après quelques séances soutenues pour essayer de me préparer à l’agrégation interne, j’ai renoncé. Pas envie de m’imposer du travail après le travail sans aucune certitude d’arriver à quoi que ce soit. Travailloter ne m’intéresse pas vraiment quant à s’infliger de longues heures d’études, j’ai trop connu cette violence. Ecrire, c’est sûr, si j’avais l’imagination d’une romancière, cela me ferait plaisir mais je n’ai aucun don pour l’intrigue, je ponds de misérables avortons. Il me reste donc la consommation des divertissements : lectures, téléfilms, émissions idiotes, cinéma, radio, expositions, concerts; le sport, piscine, marche nordique. Heureusement je travaille et ne suis pas du tout prête pour la retraite. Et puis un un sentiment de honte, de culpabilité, pourquoi chercher tant autre chose alors que d’autres donneraient cher pour avoir la santé, une vie tranquille à l’abri du besoin et des violences. Les changements de métiers m’ont toujours apporté une dose d’oxygène salutaire, une diversion, un projet. Ils se sont posé comme des nécessités et pas vraiment comme des choix. Je ne ressens pas de nécessité mais je commence à m’ennuyer.

Publicités

5 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. milkyway8384
    Jan 11, 2018 @ 07:36:40

    Je crois que je vois de quoi tu parles. Comme un désir dépourvu d’objet… ? (ce qui est préférable à une absence de désir, j’en suis consciente).

    Réponse

  2. BeB
    Jan 11, 2018 @ 15:56:03

    Ne peux-tu pas obtenir un congé d’un an et faire une formation qui te serait proposée par un conseiller ou qui te viendrait à l’idée ? Tu y as sans doute pensé.
    Et tu as dû penser à suivre un atelier d’écriture avec prise en charge par la formation permanente. Le centre le plus connu en France la propose (OPCA, AFDAS…) sur étude du dossier et aussi au titre d’un congé individuel de formation (CIF).
    L’imagination peut se travailler, j’en suis sûre si l’on est motivé – et les praticiens le disent. Jules Renard l’aurait sûrement dit, lui qui a écrit « laboure ton champ chaque année ; il fructifiera tous les ans ».

    Réponse

  3. Virginie M.
    Fév 10, 2018 @ 15:57:39

    Ecrivez !, écrivez sur votre blog chère Seringat car vous lire est un bonheur.
    Pour ma part, janvier m’a fait prendre la bonne résolution de profiter encore plus des petits bonheurs, de ces petits riens de la vie, de ne plus remettre à plus tard mes projets et surtout de mettre de côté ce qui me pèse … C’est de l’ennui que naît le désir (que le temps se chargera de définir), non ?
    Virginie

    Réponse

  4. seringat
    Fév 14, 2018 @ 20:43:09

    Merci pour ces petits mots d’encouragement!

    Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :