Salade de fruits

L’air est doux.

Les tilleuls distillent leur parfum sucré.

Croquer dans les cerises acidulées, rouge brun.

Croquer dans les abricots juteux et sucrés.

Les jours ne s’éteignent plus.

J’ai à peine eu le temps de parler de la pimpante maison d’Alice toute refaite à neuf, de celle d’Ysée pleine de promesse en Saintonge.

Voici quelques perles des copies de brevet corrigées hier. Le texte était extrait d’une pièce de Charlotte Delbo ; le sujet d’écriture proposait la rédaction d’une lettre, celle d’un père la veille de son exécution par la Gestapo, lettre à l’attention de ses enfants (gai, non ?)

«Les makis de Lyon » (j’avoue avoir mis un peu de temps avant de comprendre de quoi il s’agissait, peut être avais-je faim?)

« Ne pleurait pas ma more. »

« Je ne vais pas mourire en vin. »

Heureusement, les portables ne sont pas interdits et nous avons pu échanger quelques SMS d’encouragement entre collègues éparpillées aux quatre coins de ce qu’ils appellent le « bassin de Nanterre ».

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3 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Fauvette
    Juin 28, 2014 @ 10:00:41

    Mais quel sujet morbide ! Pas très motivant pour les futurs diplômés. De quoi se réfugier dans un maki !
    J’espère que tu auras l’occasion de séjourner dans la maison saintongeaise, c’est un endroit cher à mon coeur la Saintonge !

    Réponse

  2. BeB
    Juin 28, 2014 @ 15:52:21

    Je serais curieuse de savoir si beaucoup d’ élèves ayant traité ce sujet ont imaginé un père permettant à l’enfant de ne pas désespérer de son époque si malade… L’éducation ne tire-t-elle pas aussi bien vers le positif que vers le négatif…
    L’on entend les deux dans l’oeuvre de Charlotte Delbo.
    Le deuxième sujet peut sembler moins dans le sérieux que le précédent. Je le trouve difficile pour cet âge… : « d ’après vous, l’expression artistique, littérature, théâtre, cinéma, musique, peinture, etc., apporte-t-elle quelque chose à l’évocation des événements du passé ? ».

    NB. Quelqu’un ayant passé le brevet dans les années 1965, et suivi des études universitaires plus tard, m’a dit avoir eu à commenter cette phrase de Victor Hugo : « ceux qui vivent sont ceux qui luttent » . Et s’en être souvenu toute sa vie. De quoi donner confiance envers les mots

    Réponse

  3. mab
    Juin 29, 2014 @ 05:15:22

    Et l’orthographe dans tout ça????
    Je me suis toujours demandée si les perles étaient vraies ou inventées.

    Réponse

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