Aujourd’hui, gondolir

Ce soir s’achève cette promenade au Louvre, car à cette occasion, j’avais réussi à trouver deux places au guichet du Studio Théâtre (une salle de la Comédie française, que je ne connaissais pas encore) pour Candide. Ce soir, c’était la dernière et nous nous sommes régalés : une adaptation décalée, burlesque, d’excellents acteurs. Si la pièce est reprise l’année prochaine, réserver dès début juillet car les places sont très vite parties.

Quelques passages et péripéties qui auraient pu abolir notre pauvre Candide :

« Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait qu’il n’ y a point d’effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux, et madame la meilleure des baronnes possibles »

Viennent ensuite la boucherie héroïque entre les Abares et les Bulgares, le désastre de Lisbonne, le nègre de Surinam…

Et puis la sagesse orientale du vieux turc qui inspire Pangloss, Martin et Candide.

« Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin ».

« Travaillons sans raisonner, c’est le seul moyen de rendre la vie supportable »

« Il faut cultiver notre jardin »

Enfin, malgré toutes ces sages pensées, je me réjouis de profiter de mon oisiveté demain. A chacun ses délices.

 

Gondolir : devenir fou

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3 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. seringat
    Mar 03, 2013 @ 22:31:01

    Aïe, aïe, entre la cuisine où sont affichés les mots obsolètes et le salon où j’ai tapé ce billet, mon cerveau a gongonné car il ne s’agit ni de « gondolir » ou d' »abolir » mais d' »affolir ». Il est temps que je me couche.

    Réponse

  2. le-gout-des-autres
    Mar 04, 2013 @ 09:06:45

    Bref, tu es aboulique…
    Et je vais tenter de convaincre Heure-Bleue d’aller à la Comédie Française voir Phèdre.
    Rien que pour l’entendre dire

    « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
    Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
    Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
    Je sentis tout mon corps, et transir et brûler.
    Je reconnus Vénus et ses feux redoutables, »

    On sait que ça finit mal mais le tragique est si joliment tourné par Racine…

    Réponse

    • seringat
      Mar 04, 2013 @ 21:50:00

      aboulique et maboul! Dans la vie c’est du donnant donnant : accompagne Heure Bleue voir Hiroshige et Van Gogh à la Pinacothèque; en échange, elle t’accompagnera peut-être voir Phèdre.

      Réponse

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