La Chartreuse de Parme

Puisque tu vas retourner dans la réserve de la médiathèque cet après-midi, voici un petit mot avant de te quitter, chère Chartreuse de Parme collection Pocket. Page 473 Stendhal écrit « Elle était si belle, à demi vêtue et dans cet état d’extrême passion, que Fabrice ne put résister à un mouvement presque involontaire. Aucune résistance ne fut opposée ». Un rideau charmant tombait sur une scène de sexe et produisait plusieurs effets. Je pris conscience que ce roman ne parlait que de passions amoureuses et politiques et qu’à travers ce clin d’oeil, Stendhal me réveillait de ma lecture de conte de fée. Car ses personnages sont à la fois très présents par le dessin de leurs sentiments intenses, de leurs actions effervescentes (ils pensent et agissent sans cesse) mais aussi complètement désincarnés. Leurs corps ne font pas le poids par rapport au reste. L’appareil critique fait état des similitudes entre cette écriture et celle des opéras de Mozart et des musiciens italiens, de Cimarosa à Bellini. Je ne connais pas assez bien tous ses musiciens pour apprécier la comparaison, mais Mozart lui va bien. J’ai cherché une autre analogie et pensais à certaines peintures de Watteau, néanmoins difficile de voir ce texte arrêté et c’est bien dans la musique qu’il y trouve son plus fidèle reflet.

PS : la comparaison avec Mozart est un peu injuste car La Chartreuse souffre parfois d’une grande accumulation de détails et de certaines longueurs.

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