Nuit rhénane

Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme

Ecoutez la chanson lente d’un batelier

Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes

Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde

Que je n’entende plus le chant du batelier

Et mettez près de moi toutes les filles blondes

Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent

Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter

La voix chante toujours à en râle-mourir

Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été

Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire

Apollinaire

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1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Cochonfucius
    Mai 15, 2014 @ 09:16:54

    Le Phénix a noirci dans la limpide flamme,
    Et le bûcher aussi, le magique atelier.
    Cet oiseau magicien n’a point besoin de femme,
    Par aucun sentiment il ne se peut lier.

    N’en a-t-il nostalgie, depuis qu’il est au monde ?
    N’aurait-il point envie de tresser un collier
    À une douce oiselle arpentant l’herbe blonde ?
    Ne voudrait-il, le soir, ses ailes replier

    Sous un charmant regard où son regard se mire,
    Ne voudrait-il savoir son bonheur reflété,
    Son chant parfois repris au son d’une autre lyre,
    Quelqu’un pour partager la saveur de l’été…

    Si j’en parle au phénix, il va se mettre à rire.

    Réponse

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